Retour timide
Presque six mois de silence... Quelques unes s'en sont inquiété, à celles-là je présente mes plus sincères excuses - les jours, les semaines et les mois ne se déroulent pas toujours comme on le souhaiterait...
Alimenter un blog, partager ses coups de coeurs et quelques idées quand on en trouve tant sur la toile, c'est agréable et stimulant, une autre façon de dire merci à ceux qui donnent tant. Mais quand on se met à culpabiliser (de ne pouvoir répondre aux commentaires, de ne plus trouver le temps - ni l'envie, parfois - de rendre les visites, etc.), l'aventure devient ardue. Longtemps j'ai hésité : tout arrêter... ou continuer, autrement, à mon rythme ?
Quelques copinautes adorables, quelques amies très chères (elles se reconnaîtront !), une fille grande qui aime bien rencontrer sa mamounette sur la toile m'ont convaincue de reprendre l'aventure. Timidement, la grelotte revient... autrement. Désactivation des commentaires - principales sources de culpabilité - et tout doucement, sans devoir ni contrainte d'aucune sorte. Que celles et ceux (si, si, il y en a quelques uns !) qui s'inquiétaient soient rassurés, que ceux qui venaient juste par plaisir soient les bienvenus. J'espère qu'ils comprendront...
Et puis si un jour vous avez une question, le bouton "contacter l'auteur" est toujours accessible, lui : calmer le jeu, ce n'est pas non plus se retirer au fin fond d'une grotte !
Place à la bidouille.
La barre magnétique (en direct de chez le suédois) pour accrocher les couteaux de cuisine, c'est fonctionnel et pratique. Mais j'avais envie d'en faire "quelque chose de plus". un jour, j'ai vu chez Ciel d'orage une vieille caisse de chocolat Meunier. Tilt !
A défaut de caisse, j'ai démonté une palette et ré-assemblé les planches à la taille souhaitée. J'ai reproduit le texte de la caisse en question, au crayon puis à la peinture noire. Brou de noix et huile de lin pour la teinte et la protection...

... et fixation de la barre à couteaux sur cette "authentiquement fausse" caisse de chocolat Meunier.
Ca change... ça charge un peu, aussi... mais après tout, on n'est pas obligé d'être adepte du minimalisme en déco, hein ?
A beintôt, fidèles copinettes et visiteurs de passage !
Faire du neuf avec du vieux...
... ou comment avoir l'impression d'avoir une nouvelle garde-robe. Prenez un vieux pantalon en lin usé à force d'avoir été porté - ceinture élastiquée, même pas de poche pour le mien (mais tellement aimé !). Cherchez dans vos chutes de tissu un petit morceau de vichy dont la couleur s'assortit bien avec votre pantalon. Ou n'importe quel autre type de tissu, d'ailleurs (la fourrure est cependant moins adaptée). Amusez-vous !
Un ruban de vichy fronce le bas des jambes - juste ce qu'il faut, façon "panty" - un autre ruban, plus large, double l'intérieur de la ceinture - ça ne sert à rien mais c'est joli - et une grande poche a été appliquée sur l'arrière de la cuisse. C'est pour cacher un trou mais ne le dites à personne.
C'est le gris sa vraie couleur. Etrange comme la couleur varie selon les prises de vue.
Pour jouer encore un peu, un transfert sur la poche... et voilà.
Un petit côté bohème, mon beau pantalon tout neuf... non ?
(qu'est-ce que c'est bien, les vacances !)
La bohême
Il y a quelques temps (toujours en retard dans mes billets), ma maîtresse préférée Annie nous a concocté le tuto d'un sac d'un nouveau genre, plein de petites choses rigolotes et de détails techniques.
Assemblage inédit, matelassage, plissage, pompons de tissu, anses froncées, quelques points de broderie, Jeffytex ... tout y était (maniement de l'aiguille compris... jamais je n'ai autant cousu à la main que ce jour-là. Mais je me vengerai, Annie !)
Le tissu dormait depuis des lustres dans le placard, j'ai prifité de son aspect un peu gauffré pour l'accentuer encore avec le matelassage. J'adore ce grand cabas aux airs un peu bohême... et suis très fière d'être arrivée au bout de ce nouveau défi !
D'autres modèles à voir par là
(tu as vu, Annie, j'ai modifié les anses à ma manière. Tu ne m'en veux pas, dis ?)
Technique n°3
Après la broderie au ruban et les poupées Waldorf, voici venu le temps du Crazy-patch. Et ça, c'est une vraie (nouvelle) révélation !
Je m'étais essayée à cette technique (toute seule comme une grande et aussi têtue qu'une bourrique), mais ça ne marchait pas. J'étais sans arrêt obligée de faire des couture par dessus alors qu'aucune ne devait être visible. Ça m'énervait à un point...
Et puis j'ai appris qu'Annie proposait un stage de Crazy chez ma mercière préférée.
Bravant le froid, le verglas et les congères d'un mois de décembre (c'était ce jour-là, au fait ?) bien au chaud dans la voiture de ma copine Tartopom, nous nous sommes rendues là-haut dans la montagne. Résultat recto :
Ça y est, j'ai compris. Une sombre histoire de lignes droites qui m'avait échappée... Annie, tu sais vraiment tout faire, tu es mon maître, mon totem, mon idole !
Et sérieusement, cette technique, c'est vraiment le top pour les "qui-n'aiment-pas-mesurer", les "pas-trop-précises", les "qui-veulent-que-ce-soit-fini-avant-d'avoir-commencé" - genre ... heu... la grelotte ?
Verso : 
Et comme il était quand même chouette, ce grand sac, j'ai repris à la main la couture des anses qui était toute bâclée - si, si, Annie, je te jure que c'est vrai, j'avais trop honte...
Les autres filles ont toutes réalisé des merveilles, style montagne, japonisant ou coloré (et la mercerie ressemblait fortement à un atelier clandestin - un jour, Corinne, tu vas te payer un contrôle de l'inspection du travail.).

A propos, fille grande chérie, k_rot... il en sont où, les vôtres ?
Et si vous passez par là, n'hésitez pas à faire le détour : Annie expose ses travaux d'art textile, et ça, franchement, ça vaut le détour. A tomber.
Cette fois c'est décidé : quand je serai grande, comme métier, je ferai Annie.
100% recup... la fin
Cette fois, c'est le dernier épisode, l'acteur principal en est la MAC. La meilleure place pour coudre est certainement sous le Vélux, en pleine lumière. Oui, mais installer une table là, pile à l'endroit où s'ouvre la banquette, c'est aussi déplacer celle-ci à chaque visite, lui trouver une place ailleurs - bref, pas très pratique. Pourquoi pas une tablette escamotable ?
En farfouillant dans le garage, j'ai trouvé un plateau de bois. Peinture, patine, stickers, le plan de travail est fini...
Un morceau de tasseau fixé contre le mur et une charnière à piano pour articuler l'ensemble, deux pieds montés sur charnières et le tour est joué : Replié, il ne jure pas trop...
... et il est mis en place en un clin d'œil. Le prie-dieu trouve alors une fonction qui lui va plutôt bien - avec un gros coussin capitonné home made pour être à la bonne hauteur.
Bon... Ce n'est pas tout mais maintenant, il faudrait quand même se mettre au travail, la grelotte !
Verdict de fils grand, un sourire jusqu'au oreilles : "Je trouve ça parfaitement anormal, j'ai vécu pendant 20 ans dans un taudis et tu attends que je m'en aille pour faire un petit palais ! Pour la peine, on va revenir vivre ici... non mais."
100% récup... épisode 3
Réfléchissons... Fouillons un peu le garage, le grenier, l'atelier (l'autre, celui du bazar bois). Tiens... une vieille étagère de téléphone. Sur le radiateur, en guise de tablette pour la musique, ça pourrait le faire ? Allez hop, peinture, patine, et en place. Je peux même ranger les patrons sous la tablette.
Pour rompre la monotonie du gris et blanc, un vieux châle noir fait par ma grand-mère, il y a longtemps... si longtemps !
A côté, la place est toute trouvée pour le bouquet lumineux offert par fille grande et monsieur gendre à Noël.
L'étagère à casseroles ? Pour accrocher sacs et en-cours divers, pourquoi pas ? Petites étiquettes style émaillées pour unifier l'ensemble des meubles de récup.
Et voila que les ados s'en mêlent "On a pensé qu'un peu de noir sur un mur relèverait l'ensemble... Allez, Mamoune, c'est notre participation à la déco de ton nouvel atelier !". Bien vu, les fauves... je suis carrément sous le charme de ce tableau.
La chambre-atelier prend forme... Reste à caser la MAC - c'est quand même mieux, un atelier de couture AVEC machine à coudre - de façon discrète mais efficace. Et ça... vous le découvrirez au prochain épisode !
Bonne journée à tous - ou nuit, selon l'heure de votre visite !
100% récup... épisode 2
L'idée de l'atelier a fait son chemin : bien exposée, très claire, la chambre me semble idéale pour bidouiller tranquillement. Oui, mais comment concilier (de façon discrète) un atelier de couture et une "chambre à donner" ?
Inutile d'espérer récupérer le lit de fils grand, défoncé par de longues années de jeu, de lecture, de trampoline et pirouettes diverses. Une banquette, peut être ? Transformable en confortable lit deux places... pourquoi pas ?
Qui plus est un modèle d'exposition dont j'ai largement négocié le prix. En deux secondes, un grand lit en 160 pour les amis de passage (confortable... enfin j'espère... tu me diras, Sô !)... et encombrement minimal le reste du temps.
Ça, c'est fait...
Passons au mobilier. L'étagère (déjà vue là) n'a même pas changé de place (il faut dire qu'elle a déjà fait le tour de la maison...), elle a simplement changé de couleur, un petit coup de patine et surtout de jolis stickers anciens trouvé sur le web - merci pour le tuyau Miettoune !
Oui, bon, ok, il faut que je change les poignées du bureau qui s'abaisse (pardon, la table de coupe). Mais je n'ai pas encore trouvé l'idée qui va bien...
L'armoire a subi le même sort. Elle attend encore quelque chose - je ne sais pas quoi mais je la trouve un peu tristounette comme ça. Ça viendra.
L'armoire vide (voir explication hier) est maintenant remplie de coupons et en-cours les plus variés. Cachés. Discrets. Que du bonheur !
Suite de la visite demain... ou après demain : carpe diem...
Je vous souhaite une belle journée, copinettes et amis de passage. Mille mercis pour vos messages affectueux, drôles, plein de malice ou de compassion mais toujours adorables !
100% récup !
Rentrant de formation, un vendredi de début juillet, je découvre interloquée la chambre de fils grand... VIDE. Je savais qu'il avait trouvé un petit nid où s'installer avec Miss Cocotte (Comment ? Je ne vous ai pas encore parlé de Miss Cocotte ?), je n'imaginais quand même pas qu'ils mettraient à profit mon absence pour déménager.
Il m'a expliqué qu'il avait fait deux tas :
1 - je garde et j'emporte.
2 - je jette.
Le résultat était...troublant. Armoire vide, étagères désertées, plus un seul livre, plus de vêtements, disparue la collection de bouteilles de bière, les mangas, la crosse de hockey, le paintball - même plus de poster sur les murs (par contre, les tags faits à l'aérographe un jour de désœuvrement et les trous du jeu de fléchettes étaient bien visibles, eux)
Quelques semaines ont passé... cette chambre abandonnée me donnait le bourdon.
Il ne manquait que le feu vert de fils grand - qui l'a donné bien volontiers, un soir où n'ayant rien à manger, miss Cocotte et lui s'étaient réfugiés chez maman pour se remplir la panse : "Allez, vas-y, tu peux faire ce que tu veux maintenant, même ton atelier, même un truc de fille plein de frou-frous et de dentelles si tu veux !" De toute façon s'il refusait, ils repartaient le ventre vide. Non mais.Un pot d'acrylique blanche attendait son jour au garage. (Ça tombait bien, la bénédiction étant tombée un samedi soir). Murs et plafond ont été les premières cibles le lendemain, dès potron-minet.
La suite est de bric et de broc... à commencer par le prie-dieu donné par une mamie qui retrouve un nouvel usage plus en accord avec mes... occupations (païenne, va !). De coups de pinceaux en coups de cœurs, entre transformation et détournement, je peux maintenant vous montrer la nouvelle "chambre-atelier" de la maison Grelotte...
PS : J'aime bien cette expression "potron-minet" - minute culturelle :
Étymologie : L'expression originale était "dès potron-jacquet". Potron vient de "poitron", qui lui-même vient de "poistron", du latin posterio, postérieur : le derrière, donc. Et un "jacquet", en normand, est un écureuil.
Ainsi donc "dès potron-jacquet" signifiait "dès qu'on voit le derrière des écureuils", et ceux-ci sont extrêmement matinaux.
Au fil du temps et de l'urbanisation, au XIXème siècle, les écureuils devinrent de moins en moins "quotidiens", d'où, peut-être, le remplacement de l'expression en "potron-minet", le minet étant le chat, plus commun en tout lieu.
A demain donc, dès potron-minet... si vous le voulez bien !
Recyclage et système D
Je n'ai pas eu beaucoup de lave-vaisselle dans ma vie, mais à chaque fois c'est le même cinéma : les paniers à couverts qui se cassent au fond, les couverts se coincent à travers les trous et risquent d'endommager l'hélice (non, je ne mets pourtant pas les couteaux lame en bas !). Et même sans ça, le tiroir coince et ça énerve. Je me suis renseignée pour changer uniquement les paniers (il y en a deux) : 45 € pièce - vous le croyez ? A croire "qu'ils" font volontairement des pièces fragiles pour nous pousser à la dépense ! (comme les clayettes de porte dans les réfrigérateurs, mais c'est une autre histoire...)
Cette fois, "ils" ne m'auront pas... Les mains pleines de terre, en train de repiquer quelques plantes en godets, j'ai eu soudain une idée... Et si les godets rentraient dans les paniers à couverts ?... Aussitôt pensé, aussitôt tenté : GAGNE !
J'ai juste coupé le haut (on le voit encore sur le godet rouge) car ils étaient un peu trop grands et surtout trop rigides pour être facilement enfilés dans les paniers. Ensuite... un jeu d'enfant : les godets sont suffisamment souples pour être déformés le temps de les entrer "en force", et comme ils sont percés au fond, l'eau ne stagnera pas :
Je suis assez contente de ma trouvaille (et encore plus de ne pas cautionner la course effrénée à la consommation), je vous la livre telle quelle, peut être sera t'elle utile à certains d'entre vous... Bonne semaine - de congés pour ce qui me concerne, un programme grand comme ça et le soleil au rendez-vous !
Le voilà enfin !
Chose promise, chose due... oui c'est vrai, avec pas mal de retard, mais comme on dit "mieux vaut tard que jamais".
Je vous livre enfin le tuto du sac vu ici et là - je sais, ce n'est pas très bien de donner le tuto d'un modèle dont on n'est pas le créateur, mais peut être que ça vous donnera envie d'aller plus loin dans les modèles japonais ?
Version "toile à matelas" et (genre de) jute laissé à l'état brut - j'aime bien son côté fané et un peu mou.

Pour télécharger le tuto, clic ici
Ce livre est tiré du n°191 des JCA
Si vous l'utilisez... vous me montrerez le résultat ? Bonne soirée à tous, merci pour votre fidélité et votre gentillesse !



















