Palette...le retour
On trouve parfois de ces vieilles caisses à vin, dans les caves ou les vide-greniers... Elles sont plus ou moins en état mais ont toujours un charme fou ! 
Un jour, un grand amateur de bon vin organise une petite fête.
Que lui offrir ? Du vin, bien sûr...
Oui, mais apporter quelques bouteilles à la main, quand même... ça ne le fait pas !
Une vieille palette abandonnée sur un trottoir (portée par monsieur mon grelot), prise de mesures et petite transformation pour seulement huit bouteilles, quelques heures à la machine à bois (avec le grelot), un feutre indélébile, et quelques heures plus tard...
Personnalisé au nom de son futur propriétaire et de son "domaine" (et remplie), voilà un cadeau qui a fait son petit effet ! 
et (comme d'habitude...) prix de revient dérisoire : un peu de colle à bois, quatre pointes, beaucoup d'affection... c'est tout.
Passez une belle soirée, je vous abandonne pour une réunion - encore !
Il était une fois...
... une petite armoire. Oh, pas très belle, sans grande valeur non plus, tout au plus une valeur sentimentale... Elle avait été taillée "à la hache et au couteau", avec les moyens du bord, par un vieux monsieur (jeune à l'époque) : mon voisin.
Ce monsieur nous a quittés, sa femme également... et la maison a été retapée. La petite armoire s'est retrouvée dehors, prête à être mise en pièces pour alimenter un quelconque feu de cheminée. 
Il faut dire qu'elle était en piteux état, rongée jusqu'à la moelle par des insectes ravageurs :

L'idée de la voir finir au feu m'était insupportable... je l'ai donc récupérée, et confiée à un autre vieux monsieur, en pleine forme celui-là, dit "Dédé" pour les intimes, menuisier de son état et également père de mon petit Jo (vous suivez ? Sinon ce n'est pas grave).
Les montants, l'arrière, le fond et les étagères étaient irrécupérables... Mais il a compris mon attachement à cette petite armoire et l'a rapportée, quelques jours plus tard, toute belle, toute neuve, toute pimpante !.
Et montée à l'ancienne : chevilles, tenons et mortaises. Un petit travail au brou de noix pour retrouver la teinte du bois initial, une bonne couche de cire lustrée avec amour (et huile de coude) et...
Avouez qu'il aurait été dommage de la laisser partir en fumée ?
Quand je dis que menuisier est l'un des plus jolis métiers du monde ! Merci Dédé...
Pour la petite histoire... une (petite) armoire rentre dans un petit Vitara, même dans un état presque aussi lamentable qu'elle, à condition de ne laisser que le siège chauffeur. Ca ne fait pas très sérieux, une armoire en guise de passager et aucune visibilité à droite, mais ça le fait. Et pour les curieux : oui, j'ai toujours mon permis !
Je vous souhaite une bonne semaine !
Le chaudron magique
... ou comment on devient apprentie-sorcière ! Ça faisait longtemps que j'y pensais (voir là) sans oser franchir le pas. Il se trouve que j'ai craqué sur une jolie tunique que portait ma copine Jo (ce qui n'a rien à voir avec la teinture. Enfin si, un peu...) J'ai vaguement relevé le patron pendant qu'elle dormait et me suis essayée à la faire. Mais comme je ne voulais pas gâcher du beau tissu, je l'ai cousue dans un vieux drap.
Et bien figurez-vous qu'elle ne va pas mal... l'essai devient "vrai habit" mais le blanc étant un peu grisé, il était tentant de lui donner un peu de couleur - mais à peine, genre vieux rose fané.
Du coup, j'ai patouillé une bonne partie de l'après-midi avec ma bassine, à petits coups de rose, de bleu et de gris... Un peu de rose et de bleu - mince, trop bleu, puis trop mauve - un peu plus de rose, et pour continuer une pincée de gris, allez, on verra bien !
Surtout, ne me demandez pas comment j'ai fait, je n'en sais strictement rien ! Je mettais un peu d'une couleur, un peu d'une autre, j'essayais sur des chutes de tissu (on les voit sur le fil du bas) et de temps en temps, plouf ! Je plongeais une de ces vieilles chemises ou culottes de grand-mère.
Au final... ben un espèce de camaïeu de couleurs assez indéfinissables... mais je me suis amusée comme une folle et voilà le résultat, une fois sec et repassé - ben oui... il m'arrive de le sortir, ce fer, quand je fais de la couture - et maintenant de la teinture !
Tout ça pour tenter un vieux rose !
De mes expériences chaudronesques, je conclue :
- que la teinture Ideal se mélange avec la Dylon (impossible de trouver ce qu'on veut ici, alors on s'adapte)
- que la teinture manuelle et grand teint font également bon ménage (idem)
- que le bleu s'accroche sur le tissu avant le rose (ben oui... au début on a un mauve, puis plus ça va, plus c'est parme puis rose...)
- que c'est beaucoup plus rigolo à la main, on peut faire varier progressivement les couleurs et on n'obtient pas le même résultat pendant toute la durée de l'expérience !
La prochaine fois, je me lance dans le beige grisé (mort de rire...)
Bonne fin de week-end !!!
Au tour des cintres
Passons maintenant aux cintres récupérés sur le vide grenier de dimanche dernier. Vous vous souvenez ? Un lot de cintres en bois pour un euro...
Je viens de terminer leur transformation, en m'amusant un peu...
Les premiers sont très chics, habillés de dentelles, toile de Jouy ou monogramme (c'est d'ailleurs l'initiale de ma fille. Le destinataire de celui-là est tout trouvé).
La deuxième paire affiche un petit côté shabby, petit cœur collé, peinture acrylique blanche, léger ponçage et patine à la cire sombre.
Quant aux derniers... de ligne très simple (vraiment très simple !), je leur ai gardé leur côté campagne. Un petit travail à la ponceuse (pour donner un aspect ondulé aux arêtes), cire, un bout de raphia et évidemment... des p'tits cœurs attachés par de la corde !
Je sais lesquels sont mes préférés mais... quelle est votre préférence à vous ?...
La cagette de jardin
Vous vous souvenez que j'avais trouvé dimanche dernier (entre autres...) une vieille cagette de jardin ? Pour commencer, un bon nettoyage et brossage. Un peu trop claire à mon goût...
... alors un coup de cire, ça ne peut pas lui faire de mal et la couleur me plait davantage
L'aspect doucement satiné de la cire aussi, d'ailleurs.
Un vieux morceau de drap (trop) blanc, coloré dans du thé pour lui donner un ton fané, quatre mesures, autant de coutures et voilà un habillage pour l'intérieur. Un petit transfert (c'était une jolie étiquette ancienne de savon mais comme évidemment j'ai oublié de retourner le texte avant de l'imprimer, je n'ai pu récupérer que le motif !), un élastique sous coulisse, un morceau de dentelle...

... Et voilà une cagette qui va trouver un nouvelle vie !
Elle l'a déjà trouvée, d'ailleurs... Inspirée par le motif du transfert 

Le sépia lui va bien, non ?
Un amour de Jean's !
Et voilà, je le savais... Sous prétexte que j'ai dépoussiéré ma machine à coudre, mon fils aîné a sauté sur l'occasion (et dans son placard) pour ressortir un jean usé à la corde, devant, derrière, partout ! En me prenant par les sentiments : "Allez maman, il est vraiment trop beau, j'y suis trop bien, je l'adore... il ne peut pas finir comme ça dans un placard... Allez Mamounette chérie, Moumoune à moi... Fais quelque chose pour lui... pour moi !"
Vous connaissez la force de persuasion de nos fauves lorsqu'il nous parlent comme ça ??? Non ?!!!
Bref... J'ai donc récupéré sur un autre vieux jean's (qui ne valait pas d'être sauvé, paraît-il, celui-là - allez comprendre !) des pièces de toutes tailles et me suis amusée tout l'après midi à "pétasser" le jean's de junior.
Bref, une fois terminé, j'avais quelque chose comme ça - peut-on encore parler de jean's ?
L'avant...
L'arrière (oui, junior use moins ses pantalons sur les bancs du lycée qu'ailleurs, visiblement...)

Il est parti avec... ravi - et je crains qu'il ne le mette encore demain pour aller en cours !
Mais en fait, je suis ravie aussi : son sourire enchanté et vaguement malicieux est ma plus belle récompense !
Pétasser : mot dérivé du patois, dont la signification exacte est "mettre des pétas sur une étoffe"
Pétas : prononcer pétaS (le S final est important) - bout de tissu permettant de rapiécer un vêtement troué par l'usure.
(les deux définition étant extraites... heu... de l'imagination fertile de junior, donc inventées de toutes pièces)
La cuisine
Bonjour !
Si vous le voulez bien, je vais aujourd'hui vous présenter ma cuisine...
Avant... il y a quelques mois... je m'étais servie de rideaux pour "cacher la misère" sous les plans de travail.
Et puis un jour, mon grelot et moi nous sommes dit que nous pourrions certainement mieux faire.
A l'atelier, entre les VTT, les skis et les sacs de sport dormaient de vieille planches qui ne demandaient qu'à trouver une nouvelle vie. Au travail !
Dégau, rabot, toupie, ponceuse, colle, chevilles, cire (quelques week-ends bien occupés aussi !) et voilà le résultat...
Une petite vue d'ensemble tout d'abord
Et puis, en s'approchant, les différentes portes (ne vous étonnez pas des bois très différents, on a vraiment fait avec ce qu'on avait ! Souvent les cadres et les portes ne sont pas du même bois, mais c'est ce qui nous plaît aussi...)
La première est sous l'évier, la seconde fait partie du plan de travail (heu oui, j'aurais pu débarrasser tout ce qu'il y avait derrière , pour la photo... mais bon...)
Une autre sous le micro-ondes (même observation pour le bazar, derrière)
Celle sous le four, pleine celle-là (ah oui au fait : même le grillage à poules est récupéré : un voisin s'en servait pour protéger ses plantations au jardin, il voulait le changer... le jeter... il me l'a donné très volontiers ! Ce qui explique son aspect assez gondolé, de "déjà vécu")
Et ma préférée, toute petite, toute mignonne :
Et comme tout ça ne nous a vraiment pas coûté cher, j'ai quand même acheté de jolies poignées qui finissent bien le chantier, non ?
Et pour finir, quelques vues de détail sur les assemblages chevillés - chevilles fabriquées à la main bien sûr !
Vous aurez sûrement remarqué quelques défauts... mais soyez indulgents, ce sont nos premières portes et le bois de récup n'est pas toujours très plat : celle sous l'évier notamment est voilée, accentuant encore le côté maison de campagne, récup, etc. (on se console comme on peut !)
Bonne journée !
Vieille lampe
Je l'ai dénichée sur un marché aux puces, pour trois fois rien (5 francs... à l'époque). Il faut dire qu'elle avait mauvaise mine : peinte avec une peinture métal kaki sombre, genre armée, de haut en bas, sans système électrique.
J'ai commencé à décaper et - ô merveille ! - j'ai découvert un pied en bois. Le haut et le bas étant en métal, ils ont été repeints dans une couleur plus fraîche, le bois est resté tel quel, ciré quand même.
J'ai embauché mon papa pour le montage électrique, il a même trouvé le fil torsadé que je souhaitais y mettre (il parait que ce n'est plus aux normes... mais bon !)
Et voilà le résultat. Il aurait été dommage de la jeter , non ???

Le perroquet
Cette fois, c'est un porte manteaux très... administratif, récupéré je ne sais où et qui attendait son tour dans l'atelier ! Traitement des plus classiques : ponçage léger, acrylique blanche, re-ponçage, finition à la cire antiquaire.
Beaucoup moins triste, et surtout beaucoup plus en accord avec ma maison de campagne... sa nouvelle vie !
Des détails...
L'armoire
Elle venait d'une vieille école maternelle, désaffectée pour être reconstruite (l'école, pas l'armoire !). Ayant perdu ses portes depuis longtemps, elle servait d'étagère pour présenter les merveilles que trouvaient nos petits dans la nature ! Usée, fatiguée, très noire, je l'ai prise en main et lui ai fabriquée de nouvelles portes.
Une toile tendue, à mi-chemin entre toile à matelas et toile de Jouy, un morceau de grillage à poules... et là voilà maintenant, trônant dans mon entrée et reconvertie en armoire à chaussures ! Deux étagères par personne (j'en ai rajouté quelques unes), elle devient très fonctionnelle !





























